Au carrefour de la chimie et de l'agriculture : les sciences agronomiques en France et en Allemagne, 1850-1914

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dc.contributor.author JAS, Nathalie
dc.date.accessioned 2012-04-19T13:52:41Z
dc.date.available 2012-04-19T13:52:41Z
dc.date.issued 2001
dc.identifier.citation Paris, Editions des archives contemporaines (EAC), 2001, Histoire des sciences, des techniques et de la medecine en
dc.identifier.isbn 9057090163
dc.identifier.uri http://hdl.handle.net/1814/21669
dc.description (Published version of EUI PhD thesis, 1997.) en
dc.description.abstract « Que l'on compare l'agriculture nationale à celle d'autres puissances, ou que l'on dissèque le commerce des produits alimentaires ; on arrive à une même conclusion : l'agriculture souffre d'un retard technique maintenant la productivité du sol et du travail à un faible niveau si bien que les prix de revient restent élevés et ne sont aucunement compétitifs »1. C'est ainsi qu'Armand Wallon résumait en 1976 les résultats d'analyses macroéconomiques concernant l'agriculture française du troisième tiers du xixe siècle et que l'on a longtemps caractérisés par l'expression forte de « retard agricole français ». Cette constatation de la faiblesse des productivités de l'agriculture française de cette époque, en comparaison avec celles obtenues par l'Angleterre et l'Allemagne notamment, a suscité de multiples explications au cours des années 1950, 1960 et 1970. Pour les historiens anglo-saxons, qui ont une approche qui associe l'économie à la démographie sous un angle résolument comparatif', la France n'aurait pas connu de poussée démographique suffisamment forte pour pouvoir stimuler de manière significative son agriculture. De même, la croissance de la population urbaine n'aurait pas été assez importante pour engendrer un déséquilibre avec la population rurale si conséquent qu'il ait pu générer une intensification de l'agriculture. Ces historiens soulignent aussi le handicap qu'aurait constitué la petite exploitation française et lui opposent la réussite, en terme économique, du grand domaine anglais. L'historiographie rurale française s'est aussi beaucoup intéressée à ce phénomène'. Les explications qu'elle a apportées sont d'ordres psychologique, économique, social et politique. Les paysans français auraient tout d'abord été méfiants vis-à-vis du progrès et atteints d'un mal particulier, la fierté du propriétaire, qui leur aurait fait préférer l'achat de terrains à l'amélioration des terres qu'ils possédaient déjà. Ensuite, la petite exploitation que l'on oppose, là encore, au modèle du grand domaine anglais est mise en accusation: le grand nombre de Inini-exploitations qui n'auraient pas été des entités économiquement viables aurait ralenti l'essor de l'agriculture française. en
dc.description.sponsorship Publié avec le soutien de l'IUE en
dc.description.tableofcontents --Sommaire --Remerciements --Préface --Introduction --Partie 1 LA CONQUÊTE DU TERRITOIRE DE L'AGRONOMIE PAR LA CHIMIE EN FRANCE ET EN ALLEMAGNE (VERS 1840-VERS 1865) --Chapitre 1 Du rayonnement français au rayonnement allemand : Boussingault, Bechelbronn et les chimistes agronomes français (vers 1840-1867) 33 --Chapitre 2 Le dynamisme institutionnel allemand : les stations expérimentales agricoles et la fonction rhétorique du contrôle des engrais (début des années 1850-début des années 1860) 71 --Conclusion de la première partie 113 --Partie 2 À LA CONQUÊTE DE LA SOCIÉTÉ: L'ESSOR DES STATIONS EXPÉRIMENTALES AGRICOLES ALLEMANDES ET DES STATIONS AGRONOMIQUES FRANÇAISES (MILIEU DES ANNÉES 1860-DÉBUT DES ANNÉES 1880) --Chapitre 3 Le « modèle allemand » : les stations expérimentales agricoles comme lieux de recherche et de contrôle (début des années 1860-début des années 1880) 121 --Chapitre 4 De l'introduction du modèle allemand aux nécessaires adaptations recherche agronomique et contrôle des engrais en France (1867-début des années 1880) 203 --Conclusion de la deuxième partie 287 --Partie 3 À LA CONQUÊTE DU XXe SIÈCLE : LES SCIENCES AGRONOMIQUES FRANÇAISES ET ALLEMANDES À L'AUBE D'UNE NOUVELLE ÈRE (VERS 1880- VEILLE DE LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE) --Chapitre 5 La conquête réussie : les sciences agronomiques et leurs représentants, alliés indispensables du bon fonctionnement de la société française (Vers 1880-veille de la Première Guerre mondiale) 293 --Chapitre 6 La remise en cause du modèle allemand ou la difficulté des sciences agronomiques allemandes à entrer dans le xxe siècle (milieu des années 1880-veille de la Première Guerre mondiale) 343 --Conclusion de la troisième partie 389 --Conclusion générale 393 --Sources primaires 399 --Bibliographie 417 en
dc.language.iso fr en
dc.publisher Editions des archives contemporaines (EAC) en
dc.relation.isversionof http://hdl.handle.net/1814/5843
dc.title Au carrefour de la chimie et de l'agriculture : les sciences agronomiques en France et en Allemagne, 1850-1914 en
dc.type Book en


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