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dc.contributor.authorPIERRE, Benoist
dc.date.accessioned2007-01-26T15:21:29Z
dc.date.available2007-01-26T15:21:29Z
dc.date.issued2006
dc.identifier.citationParis, Publications de la Sorbonne, 2006, Histoire moderneen
dc.identifier.isbn9782859445430
dc.identifier.issn2859445439
dc.identifier.urihttp://hdl.handle.net/1814/6639
dc.description.abstractQui sait encore ce que furent les Feuillants ? Qui se souvient de ces moines à l'austérité légendaire, qui dormaient la tête posée sur une pierre et habitaient avec un crâne rappelant la vanité des vanités ? Pourquoi travailler sur un tel ordre religieux ? Parce que sa renommée est sans rapport avec la trentaine de couvents français et la quarantaine de couvents italiens ouverts entre la fin XVIe et la mi-XVIIe siècle. Parce que les moines ont fréquenté les princes de ce monde. Le travail de Benoist Pierre suppose un renversement de perspective historiographique, en France du moins : on a tendance, dans notre culture laïque, à étudier la croissance de l'État par un biais purement politique, or l'auteur montre que s'il y a bien une autonomisation du politique entre 1560 et 1660, celle-ci est en même temps une autonomisation religieuse, traduite par des transferts de religiosité dans le sens religion-État, transferts assurés par des réseaux religieux largement ignorés, réseaux auxquels participent précisément les Feuillants. Ces derniers sont issus d'une réforme des Cisterciens qui porte la marque des guerres de Religion. Dans les terribles années de la guerre civile, ils inventent des manières nouvelles d'être ensemble et de le dire. De nouvelles approches du politique et des passions religieuses nées dans le monde clérical sont ici interrogées : à quoi sert une réforme monastique en dehors de ses objectifs strictement religieux ? Benoist Pierre tente d'évaluer la place des moines dans la culture et les événements politiques de la fin XVIe et du début du XVIIe siècle, à partir d'une documentation de première main très diversifiée, issue autant de la gestion des hommes et des biens que de la production intellectuelle de ses héros. Il s'agit pour nous de penser la capacité des religieux à répondre aux aspirations de leur temps et à influer sur le cours des événements profanes.
dc.language.isofren
dc.relation.isversionofhttp://hdl.handle.net/1814/5940en
dc.titleLa bure et le sceptre : la congrégation des Feuillants dans l'affirmation des États et des pouvoirs princiers (vers 1560-vers 1660)en
dc.typeBooken
eui.subscribe.skiptrue
dc.description.versionPublished version of EUI PhD thesis, 2002en


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